L’hiver prochain, en ouvrant votre facture de gaz ou d’électricité, la hausse ne sera pas une surprise, mais elle risque de faire très mal ! Avec les nouvelles obligations imposées aux fournisseurs d’énergie, de nombreux foyers devraient voir leur budget chauffage grimper encore en 2026, alors même que le pouvoir d’achat est déjà largement sous tension. Quand on sait que le chauffage représente la plus grosse part de la consommation énergétique d’un logement, continuer à dépendre du gaz ou du fioul revient à subir des hausses de tarifs que vous ne maîtrisez pas.
Face à cette réalité, est-il encore raisonnable de chauffer sa maison avec des énergies fossiles, à la fois coûteuses, polluantes et de plus en plus encadrées par la réglementation ? Il existe aujourd’hui des solutions capables de réduire durablement votre facture, de limiter votre empreinte carbone et d’augmenter votre confort, sans sacrifier la chaleur de votre intérieur. Milliot Green fait le point sur les alternatives écologiques au gaz et au fioul !
Vos factures d’énergies n’ont pas fini de grimper en 2026 !
Si vous cherchez à comprendre votre facture d’électricité, vous allez surtout remarquer comment et avec quelle énergie les hausses successives des tarifs de réseau, de la fiscalité et des prix de gros ont alourdi les montants de celle-ci d’année en année, sans réelle perspective de stabilisation. Aujourd’hui, mieux vaut ne plus espérer de machine arrière ! À cela s’ajoute un contexte réglementaire qui pousse progressivement les énergies fossiles vers la sortie. Depuis le 1er juillet 2022, l’installation de nouvelles chaudières au fioul est interdite, aussi bien dans les constructions neuves que dans les logements existants. Dans le neuf, les maisons individuelles ne peuvent plus être chauffées au gaz depuis 2022, et cette restriction s’étend désormais aux immeubles collectifs à partir de 2025, dans le cadre de la réglementation environnementale RE2020. Pourtant, le gaz et l’électricité continuent d’assurer à eux seuls près des trois quarts des besoins de chauffage du parc résidentiel français, preuve que la transition reste encore largement à mener.
À compter du 1er janvier 2026, les fournisseurs d’énergie devront financer davantage de travaux d’économie d’énergie dans le cadre de la sixième période des certificats d’économies d’énergie. Le volume d’obligations à remplir augmente de 27%, ce qui pourrait entraîner une hausse moyenne d’environ 50 euros par an sur les factures de gaz et d’électricité, et jusqu’à 6 centimes de plus par litre de carburant. Les fournisseurs sont libres de répercuter ou non cette hausse, mais plusieurs ont, sans surprise, déjà annoncé leur intention de le faire. Il devient donc plus que nécessaire de se tourner vers des sources d’énergies alternatives pour ne plus subir des augmentations sans fin de tarif.
Quelques alternatives écologiques pour sortir du gaz et du fioul

La biomasse fait partie des solutions les plus intéressantes. Une chaudière moderne à bois fonctionne comme une chaudière classique, mais en brûlant des bûches, des granulés ou des plaquettes pour alimenter le réseau de chauffage central et parfois l’eau chaude sanitaire. Les rendements vont généralement de 75 à 95% et le coût du kilowattheure de bois tourne autour de 0,07 à 0,09€, contre 0,10 à 0,13€ pour le gaz et autour de 0,11€ pour le fioul. Le prix du bois reste aussi moins soumis aux crises internationales. En revanche, il faut prévoir un espace de stockage, organiser les livraisons, entretenir le conduit et financer un investissement initial assez élevé.
Les poêles à bois et à granulés offrent eux aussi un bon potentiel pour réduire la consommation de gaz ou de fioul, mais au prix de quelques compromis. Un poêle à bûches diffuse une chaleur très agréable, tout en demandant d’alimenter régulièrement le foyer et de disposer d’un espace de stockage sec. Un poêle à granulés permet une programmation fine et une alimentation automatique, mais il dépend de l’électricité, génère parfois du bruit et reste sensible aux variations de prix des granulés. Dans une maison bien isolée, ces appareils peuvent couvrir une grande partie des besoins, sans forcément assurer un confort homogène dans toutes les pièces.
Quant au raccordement à un réseau de chaleur alimenté par du bois, de la géothermie ou de la chaleur de récupération, c’est une option intéressante, mais réservée aux zones déjà équipées, avec une tarification encadrée mais peu maîtrisable par le particulier et des travaux de raccordement parfois lourds.
Transformer sa toiture en source de chaleur et d’économies
En France, chaque mètre carré de toit reçoit en moyenne entre 1000 et 1400kWh de rayonnement solaire par an selon les régions. C’est largement suffisant pour produire de l’électricité, à condition d’avoir une toiture bien orientée, idéalement sud ou sud-ouest, avec une pente adaptée et surtout peu d’obstacles qui viennent créer de l’ombre. Concrètement, c’est cette énergie gratuite qui est captée par des panneaux photovoltaïques, puis transformée en courant utilisable dans la maison.
Le principe est simple. Les panneaux produisent de l’électricité dès qu’il y a de la lumière, l’onduleur, ou micro-onduleurs, la convertit, et votre installation l’envoie vers votre tableau électrique. En autoconsommation, une partie de cette production alimente directement les usages du quotidien, électroménager, éclairage, équipements, mais aussi une partie des besoins liés au chauffage électrique. Cela peut concerner des radiateurs à inertie, des panneaux rayonnants, ou encore un plancher chauffant. Quand la production dépasse les besoins de la maison, le surplus peut être injecté et revendu au réseau, ce qui vous permet de rentabiliser plus rapidement l’installation. À l’inverse, lorsque la production est plus faible (le soir, l’hiver, par temps très couvert), le réseau prend le relais automatiquement, sans que vous ayez à y penser. L’objectif n’est donc pas d’être forcément autonome toute l’année, mais de couvrir une part de votre consommation, et surtout de sécuriser votre budget face aux hausses annoncées !
Évidemment, pour que la performance soit au rendez-vous, votre installation ne doit pas être faite n’importe comment. Dimensionnement, emplacement, contraintes d’ombre, choix de l’onduleur, qualité des fixations, sécurité électrique, monitoring, tout a son importance. Pour éviter tout problème, passez par un bon installateur solaire qualifié, capable d’adapter votre installation à votre toiture et à vos usages. Enfin, gardez en tête qu’il s’agit d’un investissement sur le long terme, puisque la durée de vie des panneaux solaires est souvent supérieure à 25 ans, ce qui vous laisse le temps d’amortir l’équipement tout en gagnant en confort. Très logiquement, plus la part d’électricité consommée chez vous est élevée, plus le photovoltaïque aura un impact concret sur vos factures.
Pompe à chaleur et solaire, le duo qui ringardise le gaz !
Lorsqu’on associe pompe à chaleur et solaire, on ne parle plus seulement de changer d’appareil, mais de repenser tout le système de chauffage. Une PAC air-eau capte les calories gratuites de l’air extérieur et les remonte en température grâce à un compresseur électrique, avant de les envoyer dans un plancher chauffant ou des radiateurs. Avec un COP généralement compris entre 3 et 4, 1kWh d’électricité consommée permet de produire 3 à 4kWh de chaleur. Dans une maison correctement isolée qui remplace une vieille chaudière gaz ou fioul, cela se traduit par 70% de consommation de chauffage en moins et plusieurs centaines d’euros économisés chaque année ! La pompe à chaleur est vraiment un bon investissement lorsqu’on délègue une partie du travail au soleil. Un chauffe-eau solaire individuel bien dimensionné peut couvrir 50 à 70% des besoins annuels en eau chaude, ce qui libère la PAC de cette charge, notamment en été et en intersaison. Elle tourne moins, s’use moins vite et consomme moins d’électricité. Dans un scénario typique pour une maison de 100m², une PAC air-eau couplée à un CESI couvrant 60% des besoins en eau chaude permet de réduire encore de plusieurs centaines de kWh la consommation annuelle par rapport à une PAC qui gère tout.
En ajoutant des panneaux photovoltaïques de 5 à 6kWc bien orientés, une bonne part de l’électricité nécessaire à la PAC est produite sur place, surtout au printemps et à l’automne. Le pilotage intelligent permet alors de lancer la PAC, le ballon tampon ou le chauffe-eau aux heures de forte production solaire pour optimiser l’autoconsommation.
MaPrimeRénov’, les primes CEE, l’éco-prêt à taux zéro et la TVA réduite à 5,5% viennent enfin lisser le coût d’installation de cet ensemble, en rendant financièrement accessible un système qui réduit la dépendance au gaz et au fioul tout en amortissant mieux les futures hausses du prix de l’électricité !


